Séoul 19h... la nuit s'éveille

Les rideaux métalliques des  commerces s’abaissent. Les Pojang Mancha (petits restaurants ambulants) investissent alors la rue, déploient leurs bâches, installent tables et chaises, allument les fourneaux et les petits lumignons.

 

Les quartiers passent du jour à la nuit sans faire de pause pour un service sans fin.

 

Lieux de convivialité, de simplicité, les tables offrent un havre de vie où les barrières sociales s’estompent, les amis s’y retrouvent, viennent discuter, des affaires y sont conclues, des paris sont pris. Les amoureux, paradoxalement, se créent une bulle d’intimité. Les discussions sont animées, la parole est haute et le geste vif. On mange, on fume, on trinque, on trinque encore…

 

 


Ces Pojang Mancha représentent un instant de répit, de chaleur humaine après une journée de labeur dans la foule et dans le bruit de cette mégalopole coréenne.


Cette habitude  dans un univers si mondialisé, si uniformisé, étonne. Mais elle nous offre un sentiment de proximité avec la population locale et l’impression de pouvoir respirer, se relâcher après une journée harassante.